Abandon : Bye bye Jaël de Kherdan

Parce que j’avais lu les premières aventures de Jaël de Kherdan. Parce qu’un livre de Laurent Kloetzer me paraissait une garantie… Parce qu’il arrive à tous le monde se tromper.

 

C1-Petites-Morts

 

Petite mort poursuit les aventures de Jaël de Kherdan. Cette suite prend la forme de quatre nouvelles. Pour être honnête, je n’ai pas dépassé la deuxième.

Les premières aventures de Jaël de Kherdan, raconté dans Mémoire vagabon, m’avaient plutôt conquise. Le récit sans être parfait était des plus intéressant. L. Kloetzer nous proposait un personnage à l’identité trouble. Le récit s’accompagnait d’une partie romance, qui m’avait moins enthousiasmé. Manque de chance, c’est cette partie que l’auteur explore plus profondément dans Petite mort.

Nous ne savons pas si ces nouvelles se situent avant ou après Mémoire vagabonde. Cela n’a que peu d’importance. Nous sommes dans une sorte de no man’s land, sans passé et sans futur. Les problèmes d’identité de Jaël sont donc balayé. On peut même dire qu’il a perdu tout identité, comme tous les autres personnages. Chacun défile comme des corps vident, au destin plutôt intéressant.

Au fil des pages, on comprend que Klotzer tente de dépeindre un univers sadien. Jaël vogue de femme en femme. Certaines l’attirent autant qu’elles peuvent, d’autres le subissent. Il ne s’agit pas tant de décrire des rapports sexuels que la mis en scène de leurs corps. Tous les personnages sont beaux, fort ou faible, mais toujours désirable.

Les rencontres entre Jaël et ses femmes viennent frôler les frontières de la bienséance. Ainsi la première nouvelle met en scène l’amour d’une enfant de 12 ans pour lui. Dans la seconde nouvelle Jaël erre dans le domaine d’une noble où tout est permis sauf de partir (Il y a deux autres règles que j’ai oubliées). Les invités se livre à tout un tas d’expériences. Seulement, les excès décris ne sont guère impressionnant. Enfin, on a l’impression d’assister à une version autorisée au moins de 18 ans de Sade. Quelque chose donc de plutôt rater. De plus, Jaël est traversé par un sentiment coupable qui le pousse à fuir ou se cantonner à quelques baisers volés.

Le texte en devient agaçant. Ni gentilhomme, ni libertin, Jaël est surtout ennuyeux. Le récit devient également embarrassant. Nous nous retrouvons face à des scènes d’intimité sans en explorer la gêne profonde. Car les expériences menés à défaut d’être scandaleuses sont surtout ridicules.

L’avis des autres compte :
Bifrost (La seconde partie serait apparemment plus intéressante…)

Petites morts, Laurent kloetzer, Mémos, 2012. p288

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