La princesse et le chien

 

Je vous dirais bien que c’est parce que je me suis trompée de salle. À la base, j’allais voir Timbuktu. FAUX. J’ai choisi ce film délibérément parce que je ne recule jamais devant le nul, le raté, le ridicule… 

Jupiter-Ascending

Pour mettre fin au suspense, le dernier Wachowski est raté, mais pas inintéressant. En tout cas, c’est ce que je vais tenter de démontrer.

Les Wachowski connus pour Matrix et Cloud Atlas nous présentent un nouvel univers de science-fiction et un peu de fantasy. Pour tout avouer, il n’y a rien de profondément nouveau dans cet opus. Ce film est un jeu de pistes où il faut s’accrocher à sa culture de geek. Le premier indice est Star Wars. D’un point de vue esthétique, vous croiserez Coruscant, mais également Naboo. Le scénario de la célébrissime saga et de Jupiter se croise également. Stringer Arpini  fait écho à Lando Calrissian… La mise en scène vous fera régulièrement un effet de déjà-vu, et ce pour le plus grand bien. Car si Star Wars a déjà été pastiché en long en large et en travers, la touche Wachowski est des plus plaisante. Sans doute, car ils en gardent le meilleur. L’univers que l’on aperçoit dans Jupiter est palpitant au point que l’on se laisse à y croire sans difficulté.

Le deuxième indice est Brazil et Terry Gilliam. Le clin d’œil est particulièrement appuyé puisque ce dernier est présent dans le film.

On trouve même une sorte de message dans le film, certes simpliste, mais présent. Cette dimension est suffisamment rare pour être signalé et apprécier dans une certaine mesure.

Car comme, je vous le disais, tout ceci est fort intéressant, mais ne possède ni le scénario ni les personnages pour porter un tel projet. Nous plongeons dans un univers très référencé et assumé. Les Wachowki pillent la science-fiction pour en faire un délire explosif et kitsch. Cependant, le charisme de Jupiter, femme de ménage russe émigrée aux États-Unis, est plat. Quand la Princesse Leia faisait preuve de caractère, Jupiter (Milas Kunis) fait office de cruche. Le scénario semble plus ou moins absent. Entre deux scènes de baston, les frères Wachoski pensent à nous tenir au courant de trois éléments du déroulement de l’histoire. Ceux-ci sont soit insuffisants soit incohérents. Et c’est bien dommage.

 

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