Du végétarisme et des documentaires

 Je vous épargnerais, ainsi qu’a moi-même, le cheminement de mes pensées. Le fait est qu’en début de mois, le « déclic » est apparu, je suis devenue végétarienne. Depuis, je me suis penché sur la question de la place des animaux d’élevages et domestiques dans nos belles sociétés occidentales. 

EarthlingsPlain.Wiki

 

Je me suis donc fadé quelques documentaires. En bon mouton, j’ai commencé par le plus « réputé » d’entre eux : Earthlings. Réalisé par Shaun Monson en 2005, Earthlings a fait date et remporté quelques prix. Son auteur est un Américain de race californienne. Bien sûr, Vegan. Earthlings fait partie d’une trilogie dont le deuxième épisode doit paraitre cette année. Il se nomme Unity et porte sur « the unifying force of consciousness found in humans, animals and nature. » Je n’en suis malheureusement pas là de ma communion avec la nature.

Earthlings se concentre sur la maltraitance des animaux et se découpe en cinq chapitres : animaux domestiques, nourritures, habillement, divertissement et science. Dans chacun de ces domaines, Monson montre la violence infligée aux bêtes et l’inutilité de cette violence. Le réalisateur ne lésine pas sur les images-chocs. Vous verrez des bêtes battues, découpées, égorgées encore et encore. Tout ceci correspond à la réalité.

Toutefois, Earthlings n’est pas exempt de défauts. Le documentaire aborde un nombre varié de domaines où l’animal est exploité et survol donc la plupart des situations. Shaun Monson ne se pose pas en pédagogue. Son objectif est d’éveiller les consciences, révolter les consommateurs fainéants. Ainsi, les images montrées n’ont pas de sources. D’où viennent-elles ? De quand datent-elles ? Moisson établit le lien entre l’individu et l’animal, mais laisse de côté l’industrie. Cela ne l’empêche pas d’établir une subtile comparaison entre les camps de concentration et l’élevage du bétail. Choquer, ne rien expliquer.

Quelles sont les alternatives proposées par Monson, à part aimer les animaux et les arbres et la terre… ? Arrêter de consommer sous n’importe quelle forme les animaux. Merci. Question suivante ? Le film s’arrête. Les animaux souffrent. Il est possible que de grands naïfs se soient imaginé le contraire, les autres n’auront rien appris.

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Ne désespérant de rien. Je poursuivais mon investigation avec un documentaire plus récent : Cowspiracy de Kip Andersen and Keegan Kuhn. Il a lui-même eu l’opportunité de se voir attribuer quelques prix, listés sur son site. Comme son nom l’indique, Cowspiracy se concentre sur la nourriture et l’industrie agroalimentaire. Les violences infligées aux animaux sont moins présentes à l’écran pour se concentrer sur les données factuelles.

Kip Andersen, narrateur du film, adopte le point de vue de l’environnement. Le « bien-être animal » est presque secondaire. L’industrie agroalimentaire prend plus de place. On peut alors juger de l’ampleur de la situation. Littéralement, la souffrance animale est le haut de l’iceberg. L’élevage de l’animal a des conséquences sur les animaux, sur les ressources en eaux, sur l’environnement au sens strict (des territoires sont redessinés afin de convenir aux mieux au bétail ou aux cultures de la nourriture pour le bétail).

Bien sûr, Cowspiracy n’est pas parfait non plus. Kip Andersen nous prend par la main pour nous emmener où il veut. Pourquoi pas ? Toutefois, là où les explications manquaient chez Monson, ici, elles s’éternisent et se répètent.  Après Earthlings, c’est un bien faible reproche.

Site

 

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Poursuivant, sagement, mon bonhomme de chemin, je me suis intéressée à Blackfish (Gabriela Cowperthwaite, 2013). Il traite des Orques mises en spectacle dans les parcs aquatiques. Nous sommes dans la partie quatre de Earthlings. Monson n’avait pas évoqué le cas des parcs aquatique pour se concentrer sur la Tauromachie. J’avais abandonné une pensée à Manuel Valls, défenseur de cette pratique culturelle. Dans ma jeunesse, j’avais adoré Sauvez Willy, savamment interprété par Keiko décédé précocement à l’âge de 27 ans. Bref, Blackfish s’intéresse à une autre orque Tilikum. Ce dernier est apparemment le criminel le mieux protégé. Nous suivons son parcours depuis sa capture aux nombreux accidents avec ses « entraineurs ». Nous pouvons signaler, déjà, que ces « entraineurs » en savent autant que moi sur ces animaux. Gabriela Cowperthwaite dévoile les dessous d’un piètre spectacle. Les prestations et les semences de Tilikum engendrent de telles rentrées d’argent que Seaworld vient défendre leur bébé. Celui-ci semble tout de même responsable de  quelques meurtres.

L’exposé est précis et instructif. Blackfish ne porte pas de message explicite, répété à chaque image. Pourtant, Gabriela Cowperthwaite n’est pas dénué de revendications : la fermeture des parcs aquatique. Blackfish cerne son sujet et remonte le chemin jusqu’aux « origines ». D’une question simple : les causes de la mort d’une entraineuse de Seaworld. Nous parvenons à nous interroger sur l’utilisation des animaux à des fins commerciales et divertissantes.

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