Penny Dreadful

Penny Dreadful est une série dont la saison 1 est apparue sur les écrans US (Showtime) l’été dernier. Tout était prometteur. Les acteurs viennent du cinéma en tête d’affiche nous trouvons Éva Green et Josh Harnett. Le synopsis promettait monts et merveilles. En effet, Penny Dreadful se devait de rassembler une myriade de personnages mythiques : Dorian Gray, Frankenstein et son monstre, Van Helsing. Toutefois, le visionnage des premiers épisodes avait eu l’effet d’une douche froide. Je ne comprenais rien à l’intrigue. Les personnages étaient soupe au lait.

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Mais ce pitch tellement racoleur me rappelait pour la saison 2. Je me relançais donc dans l’aventure avec détermination et concentration.

Avec toute la bonne volonté du monde, Penny Dreadful n’est pas une série réussite. Cependant, l’intrigue de la saison 1 n’est pas incompréhensible. Elle est en fait étiré au-delà de ses possibilités. Le premier épisode démarre vite Vanessa Ives (Éva Green) requiert l’aide Ethan Chandler pour une raison inconnue. Ils partent déloger un nid de vampire à la recherche de la fille de Sir Malcolm Murray. Bien sûr, ils ne la trouveront pas. Les épisodes suivants vont se disperser entre différents éléments : tout d’abord l’introduction du Dr Frankenstein, l’un des rôles les plus réussis, ensuite de Dorian Gray, très inégale. Le récit se dilue et l’ennui s’installe en moins de huit épisodes. Ce n’est pas son seul défaut. Penny Dreadful s’installe dans un décor victorien gothique. Tout cela est très kitsch, mais a le malheur de se prendre très au sérieux. On se lasse vite des effets dramatiques.

La saison 2 se découvre du souffle ou plutôt une bonne brise. L’intrigue se tient un peu mieux. Elle a surtout l’avantage de rassembler au mieux ses personnages. Il se crée entre les personnages un effet de groupe palpable. Le récit vient bousculer les personnages, ce qui est tout à fait salutaire. La saison 1 présentait un tas de clichés satisfait d’eux-mêmes, la saison 2 se décide à les ébranler. Un sentiment d’empathie se développe. La première saison se penchait sur les relations filiales entre Sir Malcolm Murray, sa fille et sa pupille. C’était une histoire de jalousie entre deux femmes et d’un père qui tentait de retrouver sa fille innocente. Le problème majeur étant que l’issu était annoncé. La saison 2 touche à des thèmes un peu plus intéressants, bien que toujours classique, la foi de Vanessa Ives est mise à l’épreuve. Surtout, les personnages sont confrontés à leurs actions, pas toujours morales. La créature de Frankenstein prend de l’ampleur.

L’ensemble reste inégal avec des épisodes inutiles. Une saison 3 est prévue pour l’été prochain. On n’est pas à l’abri d’une saison 3 encore mieux et de peut-être un jour voir toutes ces promesses se réaliser.

 

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