De la BD et de la sociologie des bas du front.

Il avait été question de Zaï Zaï Zaï Zaï à la salle 101 il y a plusieurs mois, une BD formidable et extraordinaire. Aucun superlatif ne suffisait. Pourtant, je n’avais pas noté le sujet. De quoi ça parle ?

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Tout commence dans un supermarché, la caissière demande la carte, le client ne l’a pas. Il plaide l’oublie, supplie, rien n’y fait. Le vigile s’approche. Un poireau et une roulade plus tard, nous voilà lancés sur la trace de cet homme qui a « oublié sa carte dans son autre pantalon ». On apprend un peu plus tard qu’il est auteur de BD, forcément atypique. Toute la France se mobilise pour traquer ce marginal. Les mères tremblent pour leurs enfants. Zaï Zaï Zaï Zaï enchaine les saynètes burlesques, ridicule, mais jamais insensé.

Fabcaro nous donne des aperçus d’une société déformée, réduite à ce qu’elle a de plus médiocre. L’expression « bas du front » se voit joliment illustrée.
Bien sûr, tout cela se terminera très mal.

Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro, Six pieds sous terre, 2015.

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