Maison de l’Amérique Latine : Face caché

Tumblr36La Maison de l’Amérique latine est un lieu étranger. Placé au cœur du quartier Saint-Germain des prêts, cette « maison » est un hôtel particulier accueillant des réunions prestigieux (les victoires de parti socialiste, entre autres). Mi-privée, mi-public, ces dernières semaines une partie de son espace était dédié à l’exposition « Face cachée », en s’appuyant sur le travail de plusieurs photographes inscrit dans l’héritage de la dictature chilienne menée par Pinochet. L’idée de départ semble plutôt bonne : comment l’art photographique est marqué par le contexte historique ? 

853221-2-copyrightalvaro-hoppe-santiago-du-livre-chile-from-within-1983jpgIl y a le travail des frères Hoppe, une approche de reporter immortalisant les manifestations, la répression et la campagne du « non ». Pinochet s’est progressivement retiré de la direction du pays suite à un référendum qu’il perdit en 1988. Les photos sont au plus près des conflits qui parcourent le pays sous la dictature. Il y e une familiarité dans les pauses des policiers et des manifestants, assez étrange.

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Dans cette démarche, il y a aussi le travail de Claudio Pérez

Luis Navarro s’est plutôt penché sur le peuple gitan qu’il fige dans son quotidien. Il s’agit d’un travail documentaire réaliste, sans mouvement.

DSC_05891Les femmes photographes présentées sont dans une approche plus plastique. Leonor Vicuna transforme ses photos, surtout leurs couleurs. Il y a un peu de vidéo. Personnellement, j’ai trouvé que ces retouches noyaient le sujet. Et enfin, Zaida González dont les photographies s’assimilent plus à de l’art contemporain qu’à de la photographie. Entre les collages, le dessein et la saturation des images, on se retrouve face à un matériau composite. Les sujets y sont tout aussi diversité et même au sein d’une même image. Cette dernière partie de l’exposition m’a laissée plutôt froide. J’ai plus eu la sensation qu’on tentait de relier des travaux qui avaient assez peu de lien entre eux.

Quant à la partie concernant les photographes reporter, elle aurait mérité plus d’espaces. Tous auraient mérité plus d’espace, la trajectoire de cinq photographes aux carrières plutôt longues résumées en trois pièces et accompagnées de quelques commentaires ineptes sur l’amour de la liberté des résistants semble bien peu. On ne nous indique même pas les procédés photographiques employés.

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