Du capitalisme chez les fées de Cornouaille et ses conséquences…

Martin Millar est né en Écosse en 1956. Son premier roman est paru chez Acte sud en 1989 (Vo : 1987) et s’intitule « Le lait, les amphètes et Alby lafamine ». Il se déroule à Brixton, banlieue londonienne (et ex-Union européenne). Le problème d’Alby Lafamine n’est pas son addiction aux amphètes, mais son allergie au lait. Il se lance donc dans une lutte acharnée contre la consommation de ce produit néfaste. En cela, il a raison, car pour des adultes humains boirait du lait maternel d’une autre espèce ? C’est tout de même étrange.

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Martin Millar est également à la tête d’un cycle Thraxas publié chez Fleuve noir depuis 2002 (VO : 1992). Mélange de fantasy et polar, pouvant se rapprocher du style Pratchet, bref pas la plus débile des fantasy.

« Les petites fées de New York » est d’abord parues en 2009 aux éditions Intervalles pour la modique somme de 19 €. Heureusement, Folio SF est là pour toi et te propose le texte à 8,20 avec une couverture d’Aurélien Police (dernier illustrateur survivant du genre), qui nous propose une couverture toujours moins moche que celle en grand format.

Nous sommes dans les années 1990 et le Royaume écossais des fées traverse une zone de turbulence. Tout d’abord, le Roi des fées a découvert le capitalisme et envoyé tous ses sujets au turbin. En parallèle, deux fées, Heather et Morag, ont découvert le rock. Elles jouent les Ramones au violon et se trimballent le kilt déchiré à la consternation de leurs clans respectifs. Un troisième phénomène est cours, celui de la révolution inspirée par les préceptes de Mao.

Marog et Heather doivent très vite fuir l’Écosse et se retrouve à New York où elles rencontrent deux êtres humains : Kerry, atteintes de la maladie de Khron et se trimballant avec une poche à caca et Dinnie, qui est juste un gros tas accro aux chaines pornos.

Le récit se construit autour des conneries des deux fées qui tentent chacun d’aider leurs êtres humains à améliorer leur vie pendant que les SDF de New York décèdent par dizaine.
Ce récit est léger, mais fort sympathique. On lui reprochera de ne pas pousser la folie des fées très loin. Contrairement à Catherine Dufour avec Blanche-Neige et les lance-missiles, Les petites fées de New York reste très conventionnel.

Les petites fées de New York, Martin Millar, Folio SF, 2015 (décembre)
Traduit maladroitement par Marianne Groves

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