Carnet de voyage

J’ai fini de faire l’élitiste en ne lisant que des livres chiants sans images, je reviens à la lecture de dépravés. Ce n’est pas exactement un nouveau Fabcaro qui vient de sortir c’est une réédition de 2013, mais comme Fabcaro est devenu une rockstar qui vend des palettes d’albums, les éditeurs rééditent tout.

perou

Carnet du Pérou raconte ou essaye de raconter un voyage, potentiellement entrepris par l’auteur, mais rien n’est moins sur.

Le Pérou, l’auteur y est peut-être aller, peut-être pas. Cela n’a pas grande importance. Fabcaro fait comme d’habitude, ce qui semble l’embrasser un peu. Il raconte un voyage de deux semaines entrepris par un touriste attaché à son confort, mais qui désire vraiment s’en détacher et qui n’est autre que lui-même. Du Pérou, on ne percevra pas grand chose, en tout cas plus que feuilletant un guide touristique.

Carnet du Pérou est un récit dans le récit. Fabcaro nous racontant qu’il raconte. À l’intérieur de ces deux récits des digressions se produisent encouragées par l’intervention d’auteurs extérieurs, se posant souvent en conseiller ou soutien à l’auteur. Fabcaro met en scène une crise d’inspiration.

À défaut d’être original, Fabcaro est drôle et sans bonne conscience. On n’est très loin des carnets de voyage de Guy Delisle et cela me va parfaitement

Carnet du Pérou, Fabcaro, Six pieds sous terre, 2016.
13€

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