Capitalisme et parentalité

Après avoir déserté les salles cet été, après un retour mitigé, je me suis à nouveau lancé. Toni Edmann était également à Cannes. Il a reçu un accueil critique très bon, bien que certaines voix se soient élevées contre ce film. C’est un cirque redondant et pue intéressant. 

toni_affiche

Toni Erdmann est réalisé par l’Allemande Maren Ade que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam. L’inculture se cultive et je suis très assidue dans certains domaines, mais tout change. Son précédent film « Everyone Else » suivait un couple en vacance perturbé par l’arrivée d’un autre couple. Je pense que je me pencherai dessus très prochainement, dès que j’aurais fini ma quinzième révision de The good wife.

Toni Erdmann est un personnage inventé par un père (Peter Simonischek) pour ramener sa fille (Sandra Hüller) chez les vivants. Winfried Conradi est enseignant, sa vie est simple et faite de petit bonheur. Sa fille, quant à elle, est partis travaillés en Roumanie pour une boite de conseil, comment économiser ses couts de production ergo comment décentraliser. Elle se concentre entièrement à son travail et apparait comme une personne austère, ne trouvant une forme de soulagement à l’existence dans la l’admiration de ses collègues.

La relation entre le père et la fille, entre ces deux modes de vie occupe tout le film. C’est une confrontation froide. Le père se déguise et fait irruption, la fille tente de lui montrer qu’elle n’a pas besoin de lui. Il s’attire et se rejette au fil de situation improbable qui peut donner à rires, mais pas forcément. À travers ce duo, on voit un monde manger par l’austérité dans tout les sens du terme. Ines, la fille, ne semble pouvoir n’exprimer aucun sentiment, tout du moins leurs expressions apparait douloureuses. À travers son travail transparait la domination économique de la Roumanie par l’Allemagne. C’est une entreprise allemande qui vient distribuer ses bons conseils à une entreprise locale. Ce sont les femmes qui sont certes intégrées à l’entreprise, mais comme des êtres à part, des employés qui devront toujours faire leurs preuves.

Intéressant et glaçant, Toni Erdamn cherche l’humain dans sa fille, Ines cherche dans Toni Edmann la satisfaction face à sa réussite. Ils se croisent et se percutent, semble trouver un accord à l’amiable et pourtant…

Toni Erdmann est un long film. On éprouve la fatigue et le désespoir des personnages, qui suinte nt de leurs corps. Sandra Hüller fait preuve d’une énergie et d’un abattement que tout son corps communique et c’est impressionnant.

Toni Erdmann, Maren Ade, 2016

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