Captain fantastic!

Je me lance, je ne me lance pas. Il est assez difficile de parler de Captain fantastic ! tant il est plaisant à regarder. Pourtant, il faut bien le dire ce film n’est pas qu’emballement.

captain_fantastic

Dans une forêt du nord des États-Unis, Ben élève ses six enfants dans un savoureux mélange stalino-survivaliste. Un drame se produit et les conduit à devoir sortir de leur tanière pour se confronter au monde.

Cette traversée du pays met en valeur les aspects malsains de la société américaine. Le consumérisme et la bienséance débilitanse sont les principales cibles.

En sortant du cinéma, la première fois que je l’ai vu, j’ai eu cette idée que cette représentation de la lutte contre le système ne déplairait pas à la « Manif pour tous ». Ben et ses enfants vivent en autarcie. Coupés du monde, les enfants semblent incapables de tisser des relations avec des personnes extérieures, la famille comme cellule autosuffisante.

Pourtant la route est sympathique. Drôle et grave, Captain Fantastic ! fait très bien semblant de nous montrer quelques choses, mais y a-t-il véritablement quelque chose à voir ? Le film se découpe en trois parties, une première où nous découvrons la vie dans la forêt. Bien que joyeuse, celle-ci est découpée par les entrainements militaro-survivaliste et des cours rigoureux. La seconde nous emmène dans la société américaine, truculente, elle semble nous tirer en arrière. Car les dérives de l’éducation de Ben ne sont pas nettes. En effet, il est amené à prendre des risques avec la vie de ses enfants, risques induits directement par l’animosité de La société envers son mode de vie. Devant le débordement de richesse et de gâchis, l’éducation spartiate du Capitaine me parait toujours plus souhaitable.

La dernière partie est une sorte de rédemption du père, qui a trop ou mal couvé ses enfants. Là aussi, on ne sait pas trop sur quel pied danser. Le film semble réaffirmer les positions du père tout en y mettant quelques gouttes d’eau dans son vin. Ce compromis n’apparait pas nécessaire puisque la menace est écartée. On ne saisit pas non plus la mesure de ce compromis. Le réalisateur laisse planer un vague doute. Inutile ? Je le pense bien, car cela n’apporte qu’un peu plus d’obscurité quant à un éventuel propos du film, qui le fait clairement tomber du coup du divertissement pour moi.

Je rajouterai que cela m’a beaucoup fait pensée à Little Miss Sunshine dont la structure narrative est tout à fait similaire…

Captain Fantastic! Matt Ross, 2016

Une réflexion sur “Captain fantastic!

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