Depuismoncanap’ #3:

Un Depuismoncanap’ bien vaste, où se côtoient les merdouilles de Noël, un petit voyage dans le temps, les horribles années 80 et un peu de sagesse populaire

deadpool-film-news-avis-infos-actuDeadpool, Tim Miller, 2016

Deadpool est la seule merdouille de Noël à m’avoir surprise et divertit. Rien Reynolds nous propose un héros qui n’y croit pas et assume son statut de produit.

Suicid Squad, David Aytes, 2016. 

Rien à sauver dans ce film qui se prend trop au sérieux. L’image est moche. La veine tentative de Jared Leto d’incarner le Joker est pénible à regarder, une partie de l’audience n’a pas connu l’interprétation d’Heath Ledger et pour cause ils venaient de naitre. Il est intéressant de voir la production hollywoodienne de Blockbuster faire son reboot : même sujet, même façon de filmer, même façon de nous revendre le film ultra moderne avec de la musique ultra kitsch.

er-tv-serie-wallpapers-1024x768Urgences, Michael Chrichton, NBC, 1994-2009.

Oui, je voyage dans le temps, pas vous ? J’ai enfin fini Urgences. Il en ressort que Dough Ross (George Clooney) est un personnage insupportable. Arrogant, il est toujours prêt à tenir le rôle du héros incompris certainement parce qu’il a mis tout le monde en danger. J’oubliais de préciser qu’il est un machiste primaire. Le véritablement héros, c’est Mark Green (Anthony Edward) et John Carter (Noah Wyle). J’ai été très surprise de vois autant de personnes noires, dès les premiers épisodes la présence des Africains-Américains est prégnante, chez les médecins (Dr Peter Benton — Eriq La Salle), dans le personnel (l’assistante médicale Jeanie Boulet — Glorai Reuben) et chez les patients. Le premier épisode commence et en trame de fond se déroule un débat sur la création d’une protection sociale. La série ne fait pas seulement l’effort de représenter les Africains-Américains, mais aussi les Asiatiques, les handicapés et les homosexuels. On peut apprécier globalement qu’aucun personnage n’incarne les diktats de la mode. Les acteurs choisis n’ont pas 22 ans avec des corps d’athlète refaits. Rides, calvitie et consort ont aussi leurs fiers représentants. Le choix des vêtements est également très révélateur, à comparer aux blouses cintrées portées par les personnages de Grey’s Anatomy. On apprécie la mise en scène d’un travail de groupe. Les dialogues sont rapides et les traits d’humour assez piquants.
Toutes ces qualités s’épuisent aux alentours de la 10e saison. Le casting se resserre. L’intrigue se concentre sur les histoires amoureuses des personnages et des cas spectaculaires, soigner des pauvres devient embarrassant. On peut supposer qu’Urgence se soit laisser influencer par cette série montante sur ABC, Grey’s anatomy. Pourtant, ces feuilletons n’ont vraiment rien en commun. Il m’apparait évident que les aventures de Meredith Grey ont fait le lit de la droite américaine : une image léchée et le culte de la performance. Tout est concentré sur l’individu et son ascension, l’apogée étant de réaliser une famille nombreuse en ayant trouvé l’amour.

netflix-stranger-things-posterStranger thing, créé par Duff Brohthers, écrit et dirigé par les frères Matt et Ross Duffer, Netflix, 2016

Cette série est une vaste publicité pour les années 80. Un groupe d’enfant d’une dizaine d’années enquête sur la disparition de l’un d’entre eux. De toute évidence, le spectateur d’une quarantaine d’années est supposé s’identifier quant aux « geeks » ayant la vingtaine, ils se doivent de plonger dans la nostalgie de l’âge d’Or de la science-fiction, du Seigneur des anneaux et des jeux de rôles. En 2011, J.J. Abrams et Steven Spielberg avaient promis déjà un film à la gloire de ces années-là avec Super 8. Cette série réussit, là, où les grands ont échoué.
L’intrigue fonctionne, bien qu’elle soit ralentie par les crises de nerfs répétés des personnages. Wynona Ryder est épuisante. Dans Stranger things, la plupart des lignes de dialogues sont hurlées. Les relations entre les personnages évoluent de dispute en dispute. Cela finit par être passablement agaçant. Une deuxième saison est en préparation. Cela me laisse dubitative.

capitaine_marleauCapitaine Marleau, créée par Elsa Marpeau et dirigée par Josée Dayan, France 3 (2016)

Capitaine Marleau est une série française cofinancée par la RTBS (Belgique) et la RTS (Suisses). Quatre épisodes ont été diffusés en France. Nous y suivons le Capitaine Marleau interprété par Corinne Masiero. J’aime bien cette actrice, plutôt engagée à gauche, qui garde une allure de prolétaire, a priori non feinte. D’ailleurs, la série s’essaye à venir bousculer la bourgeoisie, les parvenus et un peu le clergé. Elle reste cependant très gentille. Les enquêtes gagnent en consistance au fil des épisodes. Étrangement, la résolution du mystère n’est pas le fond de l’affaire. Capitaine Marleau tire son intérêt des situations qu’elle crée entre les personnages. Elle pêche par une mise en avant exagérée de son personnage principal qui devient écrasant. Les acteurs invités n’ont guère ma sympathie. Imaginer Gérard Depardieu en tombeur de ses dames est au-delà de mes capacités imaginatives. Victoria Abril, son accent « so spanish » et sa mine de chien battu me tapent sur le système.
Enfin, je ne voudrais pas terminer sur une impression négative. Capitaine Marleau est assez jubilatoire par sa façon de maltraiter ses personnages et pour traiter les codes de la série policière par-dessus la jambe. J’espère que les prochains épisodes garderont cet effet bâclé.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s