Expositions.

L-ESPRIT-FRANCAIS_carousel_hd_desktopMon grenier au musé

L’Esprit français démarre par une annonce celle de nous révéler les éléments subversifs des années 70 et 80 et embraye sur une série de unes du Nouvel observateur et de Libération. Cet accrochage hors sujet a le mérite de nous révéler qu’il n’y avait déjà à l’époque rien à espérer de cette presse. La suite de l’exposition nous propose de revenir sur la candidature de Coluche 1981, la lutte des personnes atteintes du HIV, des féministes saupoudrés d’art contemporain.

Tous ces éléments sont érigés au rang d’œuvre d’art dépourvue de contexte et d’explication. L’Esprit français voudrait réconcilier le français avec lui-même, lui rappeler qu’il a su à une époque se montrer créatif, sans rappeler que cette création était impulsée par une volonté politique et fortement réprimée.

On passera beaucoup de temps d’ailleurs sur la dimension politique dans sa dimension la moins politique, c’est-à-dire le sexe. Frigide Barjot nous l’a démontré on peut cumuler une certaine liberté sexuelle et un esprit rétrograde.

L’Esprit français s’inscrit dans cette merveilleuse démarche nostalgique qui se contente de regarder le passé avec béatitude sans rien en apprendre.

96.-Au-Putain-Inconnu-Photo-Thierry-OllivierL’Esprit français, contre-culture 1969-1989, Maison Rouge, du 24 février au 21 mai 2017
Commissaires : François Piron et Guillaume Désange. 

JDP_DP_LOTARUne exposition photographique non vernaculaire

Eli Lotar est né au début du 20e siècle. Il rencontre Germaine Kroll dans les années 20 et se lance dans la photographie.

Ses premiers élans semblent le tourner vers la photographie « pure ». Nous avions l’art pour l’art, Eli Lotar s’essaie à la photo pour la photo. Ce n’est pas là qu’il est le plus captivant, mais plutôt quelques années plus tard lorsqu’il mêle documentaire et poésie.

Eli Lotar cultive un intérêt pour le morbide. Il y a d’abord la série Abattoir (1929), puis l’assèchement de Zuideree aux Pays-Bas (1930) à coup d’explosif et enfin un documentaire filmé sur les bidons d’Aubervilliers (1945) avec en voix off un poème de Jacques Prévert. Plus tard, Eli Lotar se penche sur le cinéma et le collage photographique, un art complètement désuet aujourd’hui.

Le photographe est proche des surréalistes, cela se voit dans sa façon de lier poésie et politique.Lotar_10Eli Lotar (1905-1969), Jeu de Paume, du 14 février au 28 mai 2017
Commissaires : Damarice Amao, Clément Chéroux et Pia Viewing

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