La Projet Starpoint : un peu de trop dans un peu de rien

Le-projet-StarpointCela fait quelques mois que je me plonge ponctuellement dans des lectures jeunesses avec plus de déception que moins. La Belle Colère est une collection associée aux Editions Anne Carrière dirigées entre autres par Dominique Bordes (Monsieur Toussaint Louverture). Cela promettait quelques découvertes intéressantes, mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient. 

Le Projet Starpoint se déroule quelque part aux Pays de Retz (Bretagne/Loire-Atlantique). Le jeune Pythagore commence l’année scolaire au lycée en retard suite à une maladie fortuite. Quand il retrouve ses camarades, quelques choses ont changé. Une nouvelle est arrivée et sa meilleure amie, Louise, n’a plus de temps à lui consacrer. Un jour, elle disparait. Pythagore part à sa recherche dans une autre dimension où la gravité agit différemment de la nôtre.

Ça pourrait être bien, mais cela ne l’est pas. Le Projet Starpoint se déroule comme un long plan détaillé, mais jamais rédigé. On saute de dialogue en dialogue. Les descriptions sont tellement succinctes que l’on se figure péniblement ce à quoi ressemble l’environnement dans lequel évoluent les personnages, en particulier lorsqu’ils changent de dimension. Le sentiment d’émerveillement ne pointe pas le bout de son nez. Les évènements s’enchainent sans qu’on s’y attarde ainsi on ne craint pas trop pour le devenir de nos personnages. Les évènements se bousculent tant les uns les autres que l’autrice est obligée de poser quelques lignes pour informer le lecteur que les personnages se sont informés entre eux des derniers déroulés, sans nous le montrer puisqu’on ne voit pas techniquement quand ils auraient eu le temps de se parler. D’ailleurs, pendant la moitié du livre personne ne dort, personne ne mange et ne va en classe. Le temps s’écoule d’une façon quasi imperceptible pour le lecteur. On enchaine les rebondissements et pourtant on n’a pas changé de journée.

On s’agace également du calque entre le lycée français et les lycées américains ou la façon dont ils sont présentés dans la fiction. Les personnages vont et viennent sans rendre de compte à personne. Les parents sont à l’ouest et pire que tout la cafétéria du lycée sert des cappuccinos. Tous lycéens français savent qu’ils mourront tous avant que les RESTAURANTS SCOLAIRES ouverts entre 11 h 30 et 13 h 30 ne servent du café.

Le reste de l’histoire se montre prévisible d’un bout à l’autre. La grande inconnue est de savoir combien d’aller et retour, il faudra à nos héros pour finir ce premier tome. Je ne sais pas, j’ai perdu le compte. Il faut rajouter que l’attractivité du lycéen est tel que pris d’assaut par Kévina (Jordania dans le texte) il se laisse embrasser à l’insu de son plein gré. Le jeune homme ne pense qu’à peloter ses comparses, sauf Louise, en situation de danger ou pas. On termine ce roman dans le soulagement. Il rejoindre les abîmes de ma mémoire très rapidement.

Le Projet Starpoint, Maria-Lorna Vasconsin, La Belle Colère/Editions Anne Carrière, 2017
19€

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