Vu (1)

Je teste un nouveau format, ça s’appelle « j’ai pas le temps ». 

thelastjediaffiche1A Ghost story, David Lowery, 2017

À Ghost Story aurait pu être une jolie histoire d’amour et de deuil. Ce n’est qu’une suite d’images prétentieuses. Filmé au format carré et bord arrondi, le spectateur est ainsi assuré d’avoir à faire à un film d’auteur. Toutefois, l’auteur en question n’a rien à dire. Son fantôme voyage à travers des époques qu’il n’a pas connues, passé et futur. On notera l’inadéquation d’un format 1:1 pour représenter de brefs images apocalyptiques de l’avenir. La plupart des scènes intègrent un double cadre, il y a le fantôme qui regarde la vie et il y a nous qui regardons le fantôme regarder. Cela n’aide sans doute pas à entrer dans cette histoire peu captivante. À cela se rajoutent les poses des deux acteurs (Casey Affleck et Rooney Mara) peu convaincants en couple texan lambda. Je vous encourage à passer votre chemin.

Star Wars 8 The Last Jedi, Ryan Johnson, 2017

C’était nul. À l’année prochaine.
Vous avez remarqué que, non, non, il ne faut pas que je commence.

the_florida_projectJalouse, David et Stéphane Foekinos, 2017

Bon, c’était une erreur. À la base, nous voulions voir Au revoir-là haut. C’était drôle et méchant dommage que les femmes ménopausées passent pour des folles.

The Florida Project, Sean Baker, 2017

Les aventures de l’enfant d’une mère célibataire vivant de combines et résidant dans le plus beau motel violet à côté du parc Disney (Floride, pas celui de Marne-la-Vallée). L’histoire est plaisante. Cela rentre dans la catégorie « film social pour tous ». Vous n’en sortirez pas trop déprimé, ce qui est peut-être le problème. Les scènes se succèdent, elles sont justes, mais pas marquantes. Dans un cadre mièvre, Sean Baker veut nous montrer l’envers du décor, mais ne montre pas suffisant le décor pour que le lien s’établissent concrètement.

51223512 jours, Raymond Depardon, 2017

Raymond Depardon a encore frappé. Obtenant une autorisation exceptionnelle, il filme les entretiens menés par les juges à l’issue d’une procédure d’hospitalisation sous-contrainte. On enchaine les entretiens en s’interrogeant de loin sur comment reconnaitre la folie. Quelqu’un souhaitant se suicider est-il fou ?

La question n’est pas là. La question est celle du rôle de ces juges. Au vu de leur absence de connaissance, médicale, leur intervention est superflue. Ils viennent valider la bonne rédaction des certificats médicaux. Forts de ce constat, 12 jours n’apportent rien d’autre.

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