Lu (2)

Comme dit le dicton, après les pavés, les BDs.

marsHorizonJe connaissais déjà Erwan Surcouf pour son fort sympathique Pourvoirpoint. Par contre, je ne soupçonnais pas l’existence de Florence Porcel, pourtant très connue, mais plutôt dans le domaine des réseaux sociaux et de la vulgarisation scientifique.

Au début, Mars Horizon m’a laissé plutôt perplexe justement à cause de cet aspect de vulgarisation. La bande dessinée met en scène une équipe s’installant sur Mars. Le récit prend de l’avance sur le projet Mars One pour lequel Florence Porcel s’est portée candidate. Sa ressemblance avec la narratrice, Jeanne Glervois, est d’ailleurs flagrante.

Mars horizon adopte donc la forme d’un documentaire pour nous conter les premières découvertes martiennes de cet équipage. On se laisse surprendre et absorbé par le quotidien, tout à fait exceptionnel quand même, des personnages. Leur approche est pleine de douceur et compréhensive pour cet univers nouveau. Ils se défont complètement de toute velléité conquérante.

Par contre, il y a une certaine inconscience quant à la violence infligé au corps et à l’intimité des astronautes. Ils sont toujours sous le viseur d’un microscope ce qui me parait désagréable, mais sans doute ne suis je pas faite pour quitter la terre ferme. Mars Horizon se révèle donc beaucoup plus plaisant qu’aux premiers abords, voire même enchanteurs.

Mars horizon, Florence Porcel et Erwan Sucrouf, Delcourt, 2017, 16,50

201509-tribut_cJ’ai longtemps tourné autour de cette semi-réédition semi-inédite et c’est l’exposition aux Utopiales qui m’a décidé.

La lecture est aussi décousue que le fut la publication. La première partie parait chez Casterman en 1995, la suite dans la revue A Suivre et enfin le final dans cette intégrale.

La première partie est un plongeon dans une guerre galactique incompréhensible. Notre héros est un bidasse envoyé vidé une planète de ses ressources qui seront utilisées dans la destruction d’une autre.

On n’est pas très loin de La Guerre éternelle avec des protagonistes complètement dépassés par l’envergure des enjeux. Cependant, la planète en cours de colonisation fait de la résistance. Ses habitants sont invisibles. Tout cela est très étrange et déstabilisant. On passe des intérêts cosmiques à la lutte contre la folie de notre héros et sa rencontre avec l’Autre, quelle que soit sa forme. Tout cela est parfaitement rendu par une ambiance sombre et des changements de couleur radicaux. On est à la fois dans des couleurs très vives et une profonde obscurité. On appelera ça le contraste.

Et puis la seconde partie se débarrasse de tous ses doutes et ce mystère pour nous plonger dans un récit plus proche de Star Wars, sans subtilité jusqu’à sa conclusion.

Le Tribut, Benjamin Legrand et Jean-Marc Roquette, Cornélius, 2017, 29,50

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Ça commence comme dans Lost (Vol 815), mais cela s’en éloigne très rapidement ! On pensera d’ailleurs plutôt à des œuvres comme Charlie de Stephen King ou la série Heroes.

Le dessin est légèrement atypique pour un comics US avec des couleurs pastels. L’histoire est celle de Meru à la recherche d’un mystérieux individu, Henry Lyme. La quête personnelle se mélange au complot dans un récit efficace et divertissant.

Mind MGMT, Matt Kindt, Dark Horse, 2013

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