Une heure et des poussières (1)

Toujours pas en rythme, mais toujours là accompagnée de la mauvaise foi habituelle. 

63571Issa Elohim, Laurent Kloetzer, Le Bélial »/Une Heure Lumière, 2018, 8,90 €

J’attends toujours les textes de Laurent Kloetzer, c’est ainsi depuis Le Royaume Blessé. Il y en a pourtant peu eu pour me combler. Issa Elohim ne dérogera pas à la règle.

L’histoire commence de façon intéressante. Nous suivons une journaliste sur les traces d’un extraterrestre apparu dans un camp de réfugiés en Turquie. La promesse est grande, mais échoue.

Que peut-il se passer quand l’objet (les réfugiés) et la métaphore (les aliens) se rencontrent ? Globalement, ils s’annulent. Le récit se divise entre le merveilleux avec l’apparition d’Issa, mais aussi l’horreur de la situation des étrangers tentant de gagner l’Europe. Le politique et le fictif ne se mélangent pas dans le récit. Au contraire, l’auteur s’engonce dans des formules toutes faites, quasi naïves : journaliste de gauche, politicienne droite, mari bien aimé… Tout cela me paraissait bien décousu, c’est qu’il me manquait la clé de lecture : la religion.

Le texte de Kloetzer s’appauvrit encore plus, car les interprétations se réduisent à une : la parabole religieuse. Issa Elohim est un nouveau Jésus et ses compagnons, ses apôtres. La nouvelle nous vante les mérites des valeurs chrétiennes et principalement la charité. Une vision tellement naïve qu’elle devient agaçante.

61901Le Sultan des nuages, Geoffrey Landris, Le Bélial »/Une Heure Lumière, 2017, 8,90

Le Sultan des nuages pourrait être une mauvaise blague. Elle met une trentaine de pages à présenter trois personnages inintéressants et un univers pas si original. Les cités dans les nuages, on a quand même déjà vu ça. Le texte est perclus de détails sur l’organisation sociale et technique du monde, ça a l’air très beau, mais à l’écrit ça ne passe pas très bien. L’auteur a oublié de soigner son intrigue et son écriture. Toutes deux plus plates l’une que l’autre.

Le personnage féminin est un vrai scandale. Brigitte traverse un complot politique sans même en prendre la mesure, mais heureusement Kevin est là pour la sauver d’une mésalliance. Pitié !

Couve 24 vues24 vues du Mont Fuji par Hokusai, Roger Zelazny, Le Bélial »/Une Heure Lumière, 9,90

Après deux déceptions, 24 vues du Mont Fuji a été une révélation. D’abord, j’ai pu découvrir la plume Zelazny que je ne connaissais pas. Pourtant, le monsieur a une réellement ambition littéraire. Son style alterne poésie et humour tout en portant le récit. En vingt-quatre chapitres, Zelazny nous narre donc le chemin de Mary à travers les estampes d’Hokusai. Elle cherche les points de vue utilisés par le peintre, compare les estampes et ce qu’elle voit aujourd’hui. Ce voyage doit lui apporter la force intérieure de surmonter quelque chose, peut-être quelqu’un. On suit Mary dans sa mission jusqu’au bout avec plaisir.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :