Lu (3)

La Fille qui n’aimait rien est navrée pour son retard, ses lectures remontant au mois de février. Elle promet de faire mieux, ce qui présage du pire. 

CVT_Chien-du-Heaume_232Chien du heaume, Justine Niogret, Mnémos, 2008
Mordre le bouclier, Justine Niogret, Mnémos, 2011

Le dytique de Justine Niogret raconte le parcours de Chien, mercenaire, à la recherche d’elle-même. Dans le premier volume, cette quête est plutôt concrète, Chien veut connaitre son nom ; dans le second tome, son chemin l’emmène plutôt sur la voie de la psychologie.

Ce sont des récits lancinants. On erre avec notre héroïne dans le quotidien de la chevalerie et des guerriers, un mode de vie aussi glorieux que crasseux. Tous les personnages se ressemblent et les décors peu variés. Nous les voyons à travers les yeux de Chien qui semble se considérer seul face au monde, celui-ci devient donc un magma grisâtre. Pourtant, le récit de Justine Niogret n’est pas pessimiste bien au contraire. Le monde de Chien s’illumine de quelques éclats discrets qui la conduiront à faire la paix avec elle-même.

bm_32182_aj_m_7438Bara Yogoï, Léo Henry & Jacques Mucchielli, Dytopia, 2010, 10€

Deuxième incursion dans le monde d’Yrminaningrad et l’essai n’est pas confirmé.

La lecture de ces sept nouvelles a été plus que laborieuse. Les textes ont glissé sur moi sans m’agripper. Les chutes étaient attendues. Cela ressemblait à un cahier d’exercices littéraires brillamment mené, mais peu enthousiasmant pour le lecteur.

Tous les récits sont dominés par une ambiance morbide, comme si tous les personnages se laissaient bercés par la dépression jusqu’à épuisement.

guide-de-survie-pour-le-voyageur-du-temps-amateurGuide de survie pour le voyageur du temps amateur, Charles Yu, Aux Forges du vulcain, 2016, 21€ (disponible en poche)

C’est complètement par hasard que je suis tombée sur cette lecture poussée par une envie de légèreté. Charles Yu se met en scène en tant que réparateur de machine à voyager dans le temps. La quatrième de couverture nous promet une sorte de thriller. Je commençais à imaginer Looper avec le sens de l’humour.

Il n’en est pourtant rien. Le Guide de survie pour le voyageur du temps amateur est un roman introspectif. Ainsi, nous passerons les cent cinquante premières pages sans sortir de la machine à voyager dans le temps. Pendant ce temps, Charles Yu nous dresse le portrait de sa vie pathétique parfois interrompue par son chien virtuel, une intelligence artificielle dont il est amoureux et son patron, une autre AI. On rit noir et en grimaçant. Le problème principal de Charles Yu n’est pas tant que son futur moi passé va lui tirer dessus, mais plus tôt sa relation avec son papa.

Le lecteur suit l’exposé avec attention dans un mélange de malaise et de curiosité interrompue par une seconde partie dans laquelle l’auteur/personnage va tenter d’agir sur sa destinée. Pour cela, il va devoir retrouver son père, croiser sa maman et faire le deuil du rêve américain. Un chouette programme!

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