Bilan avril/mai 2018

C’est le retour des bilans et de l’ordre.

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Happy fucking birthday, Megg, Mogg and Owl, Simon Hanselmann, Misma, 2017, €25
Fauve d’or de la « meilleure série » 2018.
Simon Hanselmann est un bédéaste australien. Megg, Mogg and Owl compose une série de quatre tomes. Chacun retrace les aventures d’une dépressive équipe de perdant. La lecture parfaite pour les anniversaires, c’est ainsi que La Fille qui n’aimait rien l’a lu. Elle recommande cet ouvrage à tout esprit cynique et désabusé.
Editions Misma
Entretien du9
Emission Salle 101

9782882504845Défense de Prospère Brouillon, Eric Chevillard, les Éditions noir sur blanc (Notabillia), 2017, 14€
Il semblerait que certains lecteurs se soient fait avoir par l’auteur pensant véritablement y trouver une défense de la lecture populaire injustement dénigré par la critique germano-creusoise. Heureusement, La Fille qui n’aimait rien est bien trop intelligente pour cela. Ce roman pamphlet mime la défense d’un auteur populaire fictif dont la seule chose à lui reprocher serait sa popularité. E. Chevillard expose un florilège de phrases croisées de ci et de là, pour leur ridicule (leurs pas crissaient sous la neige), mais aussi pour la teneur de leur propos, régulièrement misogyne.
La critique littéraire à son sommet. La Fille qui n’aimait rien tire son chapeau. 

81CwwZlg2xLLes Couleurs de l’incendie, Pierre Le Maitre, Albin Michel, 2018, 22,90€
Les Couleurs de l’incendie n’ont pas su convaincre les exigences de l’hydre. La suite d’Au revoir là-haut se révèle sympathique, mais sans plus. Pierre Le Maitre se place du côté de la bourgeoisie déclassée et cela n’a pas le même impacte que lorsqu’il se faisait l’avocat des poilus. On tombe lentement, mais surement dans le drame familial jusqu’à chuter sur une fin trop heureuse pour être honnête. La Fille qui n’aimait rien espère de tout cœur que la Seconde Guerre mondiale saura mieux inspiré le troisième tome.
Elle note également que tout ceci lui rappelle La trilogie des brouillards de Patrick Pécherot qui couvrait la même période de temps. Cependant, Pécherot reste fermement les deux pieds dans le polar et c’est sans doute pour cela que l’hydre le préfère. 

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Écouter la ville tomber, Kate Tempest, Rivages, 2018, 22,50€
Traducteur : Madeleine Nassilik
La Fille qui n’aimait rien à céder aux alarmes de la rentrée littéraire et de la critique. Ce fut une erreur. Écouter la ville tomber n’est autre qu’une version britannique de Vernon Subutex, une suite de portrait de gens malheureux. L’auteure tente vainement de nous faire croire que chacune de ces personnes est un être lambda, mais il n’y a pas tant d’artistes ratés et de dealer rêvant de fleurs bleues dans le monde ou à Londres. 

 

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Amatka, Karin Tindbeck, La Volte, 2018, 20€
Traducteur : Luvan
Amatka est un roman d’horreurs douces flirtant avec Orwell. L’ambiance est réussie. L’intrigue prenante. Karin Tindbeck n’a rien de plus à offrir, c’est déjà plus que d’autres, mais moins que promis. 

 

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Les Tripodes, John Christopher, L’École des loisirs, 2017, 15€
Traducteur : Michèle Poslaniec
Les Tripodes est un classique de la littérature jeunesse. Cette trilogie réunie en une intégrale par L’École des loisirs nous narre la rébellion d’Henry. C’est l’histoire d’une insurrection avec son lot d’aventures, mais aussi de déceptions.
Une révision de la traduction n’aurait pas été de refus. 

 

 

516GN279hmL._SX329_BO1,204,203,200_La guerre des mondes, H. G. Wells, Omnibus, 2007, 28€ (Première publication 1917)
Traducteur: Henry D. Davray
Souvent, la Fille qui n’aimait rien est traversée par des pulsions réactionnaires, mais finalement non. La Guerre des Salamandres l’avait prouvé et La Guerre des mondes le confirme: avant, ce n’était pas mieux. La guerre des mondes se révèle une longue et lente description de l’invasion de l’Angleterre par des Tripodes. Cette lenteur se justifie par l’époque, quand vous devez attendre la presse du soir pour apprendre ce qu’il s’est passé le matin même, forcément ça vous rend lent. Notre héros bat la campagne, autant pour lui. La traduction, qui fête ses 101 ans, n’aide pas.
Cela reste une curiosité, une manière de raconter les histoires à une époque révolue. 

51S--ZQ9+RL._SX331_BO1,204,203,200_A darker shade of shadow, V.E. Schwab, Lumen, 2017, €15
Traducteur : Sarah Dali
La Fille qui n’aimait rien erre et parfois se perd. A darder shades of magic portait tous les signes du livre pas fait pour une hydre, entre autres un titre français en anglais.
Ce roman de Young Adult part d’une bonne idée. Plusieurs Londres existent, chacune liées à un degré de différends à la magie. Pourtant, cela ne marche pas. A Darker shade of magic pèche par son histoire qui après quelques dizaines de pages d’explication aboutit à une vulgaire quête, mais aussi par ses personnages. Ils sont remplis de contradictions pour les faire passer tour à tour pour de sympathiques adolescents impulsifs et en même temps pour des adultes plein de sagesse et de savoir. Les personnages secondaires ne vont pas au-delà de leurs fiches personnages.
La Fille qui n’aimait rien a mis fin au carnage vers la page 120. 

Enfin, la Fille qui n’aimait rien prépare un pamphlet en l’honneur de la collection Chute libre et de ces trois œuvres en particulier.

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