Bilan (pathétique) Avril 2017

Bérézina, nom féminin, familier. Échec complet, désastre. 

De façon in extremis, j’ai renoué avec la bande dessinée ce mois-ci grâce à Fabcaro dont je ne parlerais que le mois prochain lorsque Des croutes aux coins des yeux, volume 2, de Tanx sera disponible dans les librairies le 11 mai.

J’ai renoué avec le cinéma tout en me tenant à l’écart de tout film de qualité en début de mois. Sait-on jamais ce qui aurait pu se produire ? De la satisfaction ?
Ghost in the shell et La Belle et la bête ne sont que les énièmes symptômes de la déroute des gros studios. Abat le créatif, vive le remake.

The lost city of Z était prometteur, mais le principe de la promesse est d’avorter. Grave a été la première respiration, enfin une œuvre qui faisait son boulot. Le mois se termine avec un documentaire Retour à Forbach (Régis Sauder) et Imari XB1 (Jindřich Polk) dont je parlerai très certainement plus en détail plus tard.

En avril, j’ai rencontré une panne de lecture. Plus exactement, je n’ai pas eu le temps entre la taille des haies et l’exploration de la province française. Il n’y aura eu que le réjouissant Votez Cthulhu et la décevante Terremer. J’essaie péniblement d’avancer dans Des luttes et des rêves de Michelle Zankarini-Fournel (Editions La Découverte/Zones, 2016) qui est énorme et imparfait. J’ai abandonné O.P. de Ramon Sender (Le Nouvel Attila, 2016), trop pour le moment. À l’heure qu’il est, je ne sais toujours pas avec quel livre je reviendrais, mais je reviendrais!

Bilan – Février 2017

affiche-expo-presumees-coupablesLe mois de février a été parasité par des choses et d’autres, notamment
la préparation de ma délocalisation temporaire en terre promise, et ce pour un mois. J’ai également obtenu mon permis de tuer sur la route. Vous êtes, j’en suis intimement persuadé, ravi de savoir qu’un nouveau danger vous guette au prochain tournant. 

Ainsi, j’ai dégusté la culture comme une gloutonne les deux premières semaines pour finir par me vautrer dans le visionnage de Gilmore Girls. Une séance « depuismoncanap’» que je vous ai épargnée, à tort ou à raison. Cette série est beaucoup moins progressiste qu’elle ne veut le paraitre. Une partie de moi souhaiterait épiloguer, une autre voudrait que je me concentre sur toutes les autres choses merveilleuses que la vie a à m’offrir. Il n’y aura sans doute pas de « depuismoncanap’ » » au mois de mars, parce que je suis loin de mon canapé et aussi parce que je suis en pleine rediffusion de The Wire. 

Enfin, parlons de ce dont j’ai parlé ce mois-ci. L’exposition L’Esprit du Bauhaus présenté aux Arts Ludiques ne m’a laissé aucun souvenir. J’espère que le Musée du Bauhaus de Tel-Aviv comblera ma frustration.

16142369_1182128251905034_190719778634252472_nPar contre les exposition Présumées coupables et Détective, fabriques de crime ? ont comblé mes attentes. La première m’a fait exploré un autre format d’exposition et s’est révélé touchante, un effet inattendu de la part d’une exposition, généralement trop cérébrale pour émouvoir. L’absence de visuel exceptionnel a sans doute laissé plus libre cours à mon imagination. Elle réclame un effort salutaire, je crois, au public. La seconde exposition était à la fois drôle et instructive. Bien sûr, elle nourrit mon penchant réactionnaire, qui me fait dire que même la rubrique des chats écrasés était mieux tenue « avant ».

494493Finalement, peu de films ce mois-ci, ce n’est pas l’envie qui manquait, mais plutôt le temps de cerveau disponible. Ainsi, j’ai vu Moonlight, sacré meilleur film aux Oscars envers et contre tous. Je n’en ai pas causé pour la simple et bonne raison que je ne sais pas quoi en dire. C’est très beau. Il y a un discours sur la virilité de l’homme et les difficultés de se laisser atteindre par un autre. J’ai vu Your Name, deux fois. Jouissif, le film joue très bien sur les attentes et les frustrations de son public. Enfin, je pensais voir un film intéressant avec « Une Américaine pur sucre », comme je l’ai dit cela n’a pas été le cas.

D’un point de vue comptable, les lectures se sont bien passées. Au-delà de ça, je suis un peu plus mitigé. La saga Harry Potter s’est conclut une deuxième fois pour moi ce mois-ci. J’ai vu la qualité d’écriture et du propos décliné de tome en tome. J.K. Rowling passe de la littérature jeunesse à une forme de Young adulte, très décevante. Ces personnages existent de moins en moins. Il devient difficile de s’y attacher, car chacun n’est qu’un objet clinquant dans le monde merveilleux d’Harry Potter. La lecture de « L’Enfant maudit » m’a achevé. Tout se produit du point de vue des personnages adultes et décrédibilise les aventures menées par la nouvelle génération. J.K.Rowling défait tout ce qu’elle avait construit avec les sept tomes d’Harry Potter.

89557661_oUne autre histoire de l’édition fut péniblement à lire bien que très instructive. J’ai manqué le rendez-vous avec Ignacio Taibo II. L’installation de la peur a manqué son coup. Par contre, Marion Zimmer Bradley m’a encouragé dans mon adoration pour la collection Dyschronique. Enfin, Vagabondes est arrivé au bon moment après l’exposition Présumées coupables. Ce beau livre m’a permis de repenser aux Enfants des Vermiraux. Ces deux livres sur la jeunesse m’interpellent particulièrement. Ils montrent les tentatives de dressage de l’être humain et à quel recours l’Etat fait appellent lorsque le dressage se passe mal. Ces enfances déviantes poussent l’État a révélé sa puissance de contraindre, une violence qui se perçoit moins bien sur l’individu qui ne dévie pas.

Je ne fais pas de pronostic sur les lectures à venir, celle-ci se trouvent rangée dans la catégorie « débandade ».

Un français lit un thon (bilan)

blackfin_tuna_duane_raver_jrC’était la première fois que je m’astreignais à un challenge. Les résultats sont mitigés. Je suis parvenu au bout de 4 lectures : 

  • Tiürai de Patrick Pécherot
  • La main gauche de la nuit d’Ursula Le Guin
  • Flatland d’Edwin Abbott Abbott
  • R.A.F. guérilla urbaine en Europe occidentale d’Anne Steiner Loïc Debray

Je n’ai pas très bien commencer la semaine, car il me reste un peu plus de cent pages de Refuge 3/9 d’Anna Starobinets. J’ai par ailleurs entamé Les Histoires extraordinaires d’Allan Poe sans le finir. En fin de semaine, je frôlais l’overdose ce qui m’a poussé à considérablement ralentir mon rythme de lecture.

Ces livres trainaient sur mon étagère depuis plusieurs années. La R.A.F. est un livre emprunté, il y a six ans… Tous ont été de très bonne lecture. Je n’avais pas enchainé autant de bons bouquins depuis un petit moment. Les trois derniers m’ont secoué cervelet, autre raison pour lequel il fallait ralentir le rythme.

Ces lectures m’ont semblé faire sens entres elles. La main gauche de la nuit et Flatland partagent quelques inconstances et traite d’une certaine façon de l’incommunicabilité. Je me sens rassurée dans ma quête d’une littérature exigeante. Contrairement à une croyance commune, l’exigence n’est pas un synonyme de snobisme ou d’élitisme pour la simple raison que les pouilleux n’ont pas à se contenter de la merde servie, je vous renvoie à la Rote Armee Fraktion. 

Ursula Le Guin démontre que l’on peut construire un récit romanesque tout en tenant un propos politique sérieux. Edwin Abbott va dans le sens inverse, c’est-à-dire qu’il part d’un texte a vocation purement politique et parvient malgré tout à fournir une œuvre littéraire de haute tenue. C’est à peu près tout ce que j’attends d’une œuvre, une alliance entre sa forme et son fond, qui ne se fasse pas au détriment de l’un ou de l’autre. Bref, rien de bien compliquer.

A la question, est-ce que je le referait? Eh bien, il ne faut jamais dire jamais, mais bon plutôt pas.

2016 : This is the end

rps20150821_1842381Je n’aime pas les chiffres cela ne me parle pas trop. Je ne tiens pas suffisamment de comptes précis de mes chroniques et des catégories (genre sexuel, genre littéraire, etc..) dans lesquels elles pourraient entrer pour ensuite en faire une analyse statistique. 

Ceci dit, je sais avoir lu 21 BD, ce qui est fort peu à mon gout, mais risque assez peu de changer en 2017 pour tout plein de raisons : je m’y connais peu, cela coute cher, ça ne se lit pas dans le métro.

Je sais que la plus mémorable est Velue de Tanxxx.

Ceci dit, je sais avoir vu 21 expositions. Là, aussi, le compteur devrait se maintenir pour l’année par absence de subvention.

alice austen cross dressingJe sais que la meilleure d’entre elle (intérêt du sujet et présentation) était proposée par le Musée de l’Orangerie : Qui a peur des femmes photographes ? 1839-1914. Je sais que la Collection Sébastien Lifshitz « Mauvais genre » la talonne de près. J’ai pu découvrir des photographes comme Henri Sallesse et Fernell Franco. J’accorderai une mention spéciale pour Dakar 66 et The Color Line montré au Quai Branly, mais le décerne, également, à l’établissement le prix de la pire exposition avec Persona.

abbas-fahdel-homelandCeci dit, je sais avoir vu une trentaine de films, principalement de réalisateurs français, beaucoup d’anglo-saxon et trop peu « d’autres ». Je retiens : Francofonia, la chose la plus dérangeante et intelligente, Homeland : Irak année 0, un regard sur la guerre et l’impérialisme, Elle, un traitement de la femme rare, car drôle et violent et La jeune fille sans main pour la beauté du dessin et sa vision crue de la femme.

Ceci dit, je sais avoir lu plus de cinquante livres dont un tiers écris par des femmes. Je retiens surtout La maison dans laquelle et Féerie pour les ténèbres, auxquels je vais penser encore longtemps, A-bas les chefs et Trop jeune pour mourir qui m’éclaire sur les possibilités de l’insurrection, et enfin Un Yankee du Connecticut à la cour du Roi Arthur, pour son humour.

un_yankee_du_connecticut_a_la_cour_du_roi_arthurJe ne tire pas de grandes leçons de mes lectures. Il me semble avoir eu une première partie de l’année où je lisais encore de manière structurer. Certaines thématiques se faisaient plus récurrentes : littérature noire et essais politiques. La deuxième partie de l’année a été marquée par des lectures variées. Je crois que j’étais en quête d’un roman dans lequel me noyer un peu.

Pour ce qui est du blog, je retiens déjà plus de choses. Ce support me permet de ne pas oublier. Il me structure et me motive. Il m’empêche de sombrer dans la consommation passive de livres. L’écriture me poussant à m’interroger sur ce que je lis, à vouloir aller plus loin. Il en ressort des chroniques souvent peu optimiste, mais peu importe.

L’année à venir devrait être marquée par l’éparpillement des lectures puisque j’ai décidé de me débarrasser de ma « pile à lire », qui est vraiment éclectique.

 La mission « Flinguez la PAL » sera parsemée d’épreuves. La première, en cours à la publication de cette article : French read a thon. Par la suite, je pense ma lancer dans un Weekend à 1000 pages.   

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Bilan – Mars 2016

Le mois de mars fut bien étrange. Progressivement, toute motivation et tout énergie m’a déserté. Il y a peu d’exposition ce mois-ci. J’ai manqué Palestine à l’IMA, trop fatiguée. La seule sortie culturelle que j’ai mentionné sur le blog est la la leçon inaugurale d’Alain Mabanckou. Cependant, je suis quand même allé faire un tour Musée des beaux-arts de Caen et le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg. Ces visites étaient complètement fortuites et je n’ai pas pris de note. C’est sans doute une erreur de ma part car elles étaient très intéressantes. 
Peut-être un jour consacrerais-je un article aux musées au delà du périphérique.

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Peu de film aussi, je le regrette plus car beaucoup de chose me faisait envie. Le programme a été bousculé par un autre film que je n’ai pas apprécié. Cela a sans doute contribué à dissoudre ma motivation. Il y a d’ailleurs peu de chose enthousiasmante au mois de mars.

  • « Je ne suis pas féministe, mais… » Sylvie Tissot et Laurence Tissot.
  • The Assassin, Hou Hsiao-hsien, 2016

 

IMAG1579Du côté des livres, la déception de mois est le nouveau roman de Kloetzer. Je pensais que cet auteur ne pouvait aller qu’en progressant, Vostok m’a parut tout à fait quelconque. Il y avait quand même Rire enchainé et Le messager, qui sont des livres vraiment très bien.
Le travail m’a pris du temps de lecture puisque j’ai lu deux mauvais livres :

  • Pour la sociologie, et pour en finir avec une prétendue culture de l’excuse, Bernard Lahire, La Découverte, 2016
  • La pensée extrême, comment des gens ordinaires deviennent des fanatiques, Gérard Bronner, Denoël, 2015.

En ce moment, je lis La maison dans laquelle qui est une épreuve d’endurance mais qui en vaut peut-être la chandelle, je ne sais pas encore. Le reste du mois sera consacré à des lectures sérieuses sur l’édition pour des raisons de boulot  principalement. Peut-être un retour de Harry Potter, plaisir simple et assuré.

album-cover-large-8516--singleDu coup, j’ai décidé de compensé avec la Bande-dessinée :

  • Vivre à en mourir, Jeanne Puchol, Le Lombard, 2014
  • Contrecoups (Malik Oussékine), Jeanne Puchol, Casterman, 2016
  • La Clôture, Fabcaro, 6 pieds sous terre, 2009.
  • Faire danser les morts, Tanxxx, Même pas mal, 2012
  • Esthétique et filature, Tanx et Lisa Mandel, Casterman, 2008
  • Mars, Fabcaro et Fabrice Erre, Fluide Glacial, 2014
  • Like a steak machine, Fabcaro, La Cafetière, 2009

Pour le mois d’avril, je vais me lancer à la redécouverte de Tank Girl voir si ce n’est qu’un plaisir de jeunesse ou autre chose.

Bilan culturel – Janvier 2016

Il y a quelques mois je découvrais la chaine Youtube de Solange te parle. Il y a beaucoup à dire au sujet de Youtube et de Solange, mais cela n’est pas le sujet. Le fait est que cela m’a fait réfléchir.  Souvent, j’ai un sentiment d’insatisfaction: ne pas lire assez, ne pas lire ce qu’il faut, trop dispersée. Il en va de même d’autres domaines culturels. Pour toutes ces raisons, je me suis décidé à bouger mon arrière train.
Poser quelques objectifs, réfléchir et anticiper ce que j’ai envie de lire et arrêter d’attendre que LA culture me tombe dessus.
Résultat de ce mois :

BD

 La Brigade chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin et Gess, L’Atalante, 2012 (chronique)

Clairement, il va falloir faire mieux. La BD est un domaine vaste sur lequel je me suis penchées tardivement. Les lectures passent et je suis toujours paumées en librairie. Les prochaines lectures seront :
Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro, 6 pieds sous terre éditions, 2015
Les incidents de la nuit Tome 1 & 2, David. B, L’Association, 2012-2013

FILMS

Star Wars, J.J. Abrams, 2015
Francofonia, le Louvre sous l’occupation, Alexandre Sokourov, 2015 (chronique)
Les Chevaliers blancs, Joachim Lafosse, 2016. (chronique)

Je n’en ai pas parlé, mais mon âme de mouton m’a conduit à voir Star Wars. C’était chouette. Après avoir longuement trainé des pieds, j’ai vu Francofonia dont je ne pense pas qu’il soit possible de faire un compte-rendu. Le dernier film vu fut Les chevaliers blancs intéressant sans être transcendant. Pour le mois de février, il devrait y avoir plus de choses surtout du coup du documentaire (Homeland Irak année zéro de Abbas Fahdel et L’Homme qui réparait les femmes de Thierry Michel). Je vais tenter de rattraper A peine j’ouvre les yeux de Leyla Bouzid. En compagnie de ma maman, je verrais Les Saisons de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. Mais aussi un film français : Les premiers, les derniers de Bouli Lanners, un film adaptant l’expérience de Milgram : Expérimenter de Michael Almereyda. Bon, il y a de grande chance que j’ai les yeux plus grand que le ventre…

LIVRES

Le cheval roux, Elsa Triolet, Gallimard, 1972 (chronique)
L’édition, l’envers du décor, Martine Prosper, Éditions Lignes, 2009
Bohane, sombre cité, Kevin Barry, Acte Sud, 2015 (chronique)
Harry Potter and the Prisoner of Azkaban, J.K. Rowling, Bloomsbury, 1999
Regard sur l’édition Vol 1 les petits éditeurs, situations et perspectives, Bertrand Legendre Corinne Abensour, La Documentation française, 2007.

Seulement eux chroniques, mais en fait beaucoup de lecture. Je me suis relancée dans la lecture de la série Harry Potter en anglais pour m’habituer à lire dans cette langue que j’ai quand même passé sept à apprendre. L’édition m’intéressant particulièrement, je me penche sur les livres traitant de ce milieu mais aussi de la fabrication du livre. Je ne pense pas que cela soit très fascinant à chroniques. Il ne reste que Le cheval roux, un livre qui va me marquer longtemps et Bohane, qui me marquera beaucoup moins tout ayant été une très bonne lecture.
Pour le mois de février sont attendus :
Regard sur l’édition Vol 2 les nouveaux éditeurs (1988-2005), Bertrand Legendre Corinne Abensour, La Documentation française, 2007
Les anges radieux, Willima T. Vollman, Acte Sud, 2016
Harry Potter and the goblet of fire, J.K. Rowling, Bloomsbury, 2000
Tiuraï, Patrick Pècherot, folio policier, 2013.

EXPOS

 I love John Giono, Palais de Tokyo. 2015. (chronique)
Première biennale des photographes arabe, IMA & MEP, 2015 (chronique)
Qui a peur des femmes photographes ? Orsay & Orangerie, 2015 (chronique)

Il semble n’y en avoir que trois, mais les deux dernières se déroulaient sur différents endroits et peuvent compter double. Les expos m’auront beaucoup occupé ce mois-ci. Sachant que je découvre que si les séries empiètent sur mon temps de lecture, le cinéma et les expos se bataille les mêmes moments dans la semaine. Pour le moment rien de prévue pour le mois de février, mais vu le programme cinéma…